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En arpentant le hall du Centre Pompidou, seuls les plus observateurs remarqueront certains détails de l’installation proposée par Marepe. Dans le cadre de l’année du Brésil et du Festival d’Automne, l’artiste s’est vu offrir les clés de l’espace le plus fréquenté du musée, celui par lequel tout visiteur doit forcément transiter : le forum.
En travaillant sur les couleurs du lieu (rouge, jaune, bleu et vert), l’artiste a cherché à s’y intégrer tout en rendant hommage à son grand père « Bubu » (dont le nom est phonétiquement très proche de « Beaubourg » en portugais). Pour en apprendre plus sur la genèse de l’œuvre, il faudra visionner la vidéo diffusée sur l’un des deux écrans situés près des guichets. On y découvrira alors un artiste, humble et touchant dans sa manière de raconter les souvenirs d’enfance qui ont constitué la matière de son travail. La présence d’un trotteur géant, d’un deuxième portrait jouxtant celui de Georges Pompidou et d’un écran de télévision dans lequel flottent des enfants « perroquets » prendront alors un sens qu’on ne pouvait soupçonner au premier regard.
Le deuxième écran vidéo diffuse des images qu’on aura peine à différencier d’un épisode de Barbapapa, témoignages de la performance ayant accompagnée le vernissage. Que dire si ce n’est que la vision des deux protagonistes, figures larvaires engloutissant des ballons de baudruches nous aura laissé embarrassé ? De l’innocence à l’infantilisme le pas est alors franchi.
Marepe, jusqu’au 16 janvier 2006 au Centre Pompidou, Paris 4eme. Performance à nouveau présentée le 29 octobre à 19h et 20h30.