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L'actualité des arts vivants: théâtre, danse, musique, arts plastiques...

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Les Ephémères d’Ariane Mnouchkine : du soleil au crépuscule ?

Chaque spectacle d’Ariane Mnouchkine est attendu avec grande impatience par les amateurs de théâtre. Il faut dire que la metteur en scène, éminente figure d’une conception renouvelée du théâtre née dans les année 70, a très souvent touché au génie en montant les textes des autres de Molière à Cixous en passant par Shakespeare.

Bien sûr, il y’a eu depuis le Dernier Caravanserail, une premier spectacle explorant un travail basé sur l’improvisation. Le résultat, peu convaincant, laissait encore malgré tout transparaître l’éclat d’un savoir de la mise en scène hors du commun.

C’est d’ailleurs les idées de mise en scène explorées dans cette précédente création qu’Ariane Mnouchkine reprend aujourd'huipour ses Ephémères. Instantannés de la vie quotidienne, les saynètes se succèdent sans réel lien si ce n’est le regard constamment misérabiliste qui est posé sur la condition humaine. La pitié bien pensante qu’il nous « faut » éprouver pour le couple criblé de dettes, la mère qui élève seule son enfant où encore le transsexuel rejeté est absolument étouffante. Il n’est plus ici question de texte, mais d’une mauvaise vision documentaire. Rien ne sauve l’affaire, ni le dispositif scénique autrefois génial mais emprisonné sur un plateau exigu et bifrontal, ni la musique de Jean-Jacques Lemêtre, qui ne nous avait jamais habitué à autant de mièvrerie. Le Théâtre du Soleil semble, avec ce spectacle, ne plus vivre que sur les reliques d’une utopie, qui en abandonnant son caractère politique n’est plus capable que d’une lumière doucereuse.

Les Ephémères, jusqu’à plus soif au Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12eme.

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G
Bonjour Marie, je n'ai pas vu les "éphémères" .... Mais pourriez vous prier pour moi également, que je devienne moi aussi un être  digne de vivre? merci d'avance
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M
Pour ma part, le spectacle du théâtre du soleil a changé ma vie. Si vous ne ressentez   pas l'émotivité recherchée par ce spectacle, je pense que c'est parce que vous ne supportez pas votre image dans le miroir... Si vous avez ressenti de la pitié, c'est que vous n'avez pas été suffisament perspicace face à ce qui se passait sur scène.. Les Ephémères sont quelques choses de bien plus profond et noble que de la pitié...C'est probablement de l'ordre de la compassion, qui ne suppose aucunes traces de mépris comme le suppose la pitié. Pour ma part, si ce spectacle ne vous a pas transporté, c'est que vous n'avez pas encore vécu, tout simplement. Peut-être que ce spectacle aurait pu vous faire découvir ce que c'était que vivre, mais si vous n'étiez pas ouverte, il est normal que ne le sachiez toujours pas. Respectueusement, je ne ressens pour vous que de la compassion, je n'aurais pas la prétention d'effleurer la pitié... ps: miévreuse, la musique...non mais je rêve... Etes vous insensible?
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V
comme je tombe par hasard sur ce blog, j'a ou j'eu-phorise, empruntant un vieux véhicule personnel et lieu commun, c'est-à-dire boiteux, qui est en tout un chacun.ne pas changer d'avis, en en changeant tout le temps, est-ce culturel ou imbécile?quand on sort couteaux et revolvers, doit-on crier vive le son! Change de ton! Ou mon, ton, son, au voleur?l'emploi mode de vie, est-ce ignorance ou démagogie?Vive le dialogue surréaliste! Grâce à lui, le journalisme revient au galop.Valentinime lire aussi sur instants-fugaces.net
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Je n'ai pas vu les "Ephémères", mais je voulais simplement corriger une monentale erreur, "Dernier Caravansérail" n'est évidement pas le "PREMIER" spectacle de A.Mnouchine à partir d'improvisations. Tous ses premiers spectacles partaient d'improvisations, 1789, 1793 etc...etc...(voir Caubère)
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B
Bonjour!Je suis allé voir les Ephémères dimanche dernier. Ce sans aucun a priori, car je ne souhaite pas me fonder sur le ressenti des autres pour tenter de justifier mes désirs. C'est peut-être sur ce point que je souhaiterai être entendu...La critique de Xav autour du travail de tous ces artistes commence par un rappel de l'éminente position de cette chère Ariane... Aussi, je ne peux voir dans ce point de vue que le reflet d'une déception, celle d'un amateur de théâtre engagé, ou plutôt d'un esthète engagé de l'engagement !Et, cher ami, ne vois pas ici le lieu d'une critique personnelle, mais davantage, l'embryon de l'ouverture d'un débat...Mnouchkine a permi pendant de nombreuses années de faire du Théâtre du Soleil le lieu d'une reflexion politique sincère, et je ne crois pas que les Ephémères marquent la fin de cette ère... Là où tu vois du misérabilisme, j'y observe la volonté de prolonger l'exercice documentaire qui anime cette équipe depuis toujours. Je ne crois pas non plus qu'il "faille" éprouver une quelconque forme de "pitié bien pensante"... C'est l'expérience cathartique qui pose problème. Mnouchkine avait habitué son public parisien à un exotisme presque brechtien (hé oui !!) qui a disparu dans les Ephémères. Là, elle nous propose un regard lyrique sur nos propres histoires, d'où l''impression, pour le spectateur averti du Théâtre du Soleil, d'une distanciation fragilisée.Face à cette confrontation nouvelle et à un traitement parfois un peu hatif (il semblerait en effet que Lemêtre ai glissé vers une niaiserie mélodique parfois assez génante) la compassion, bien trop charitable pour être politique, semble devoir être notre seul salut !A cela, je me vois contraint de m'opposer.Le fait est que les enjeux qui jaillissent de ce travail apparaissent radicalement moins engagés qu'à l'accoutumée Mais je rejoindrai volontiers Anais pour réaffirmer le caractère politique de cette pièce. En focalisant cette recherche théâtrale sur les traumatismes de notre quotidien, Mnouchkine nous rappelle à notre responsabilité individuelle, celle qui anime "notre" monde, par opposition à ceux présentés dans les voyages précédents.Pour ce qui est des quelques imperfections qui ponctuent cette oeuvre sublime et où tu ne décèles aucun "regard", je n'y ai vu là encore que la fragilité bien réelle du travail de recherche théâtrale. Il n'existe pas de spectacle abouti, ce lieu commun n'est là que pour rappeler à quel point les félures font partie intégrante de la scène vivante... Aussi vivante et incertaine que ces personnages défilant sous les yeux d'un public confronté à lui-même ! Aussi, pour conclure ce long commentaire, je compte bien m'affranchir d'une coutume bien de chez nous, en te souhaitant une bonne et heureuse année 2007, espérant qu'elle te permettra de continuer ce travail critique, qui parce qu'incisif, suscite le débat... Merci pour cela !
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