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L'actualité des arts vivants: théâtre, danse, musique, arts plastiques...

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Gilber Deflo ou le vol des trois oranges

Ecrit pour le Lyric Opera de Chicago en 1921 par Serge Prokofiev, l’Amour des Trois Oranges a tout d’une farce enfantine. Entrée au répertoire de l’Opéra de Paris dans une mise en scène de Daniel Mesguich en 1983, cette œuvre rocambolesque devait faire l’objet d’une inévitable nouvelle production pour les fêtes de fin d’année. Opéra irrévérencieux  par excellence, l’Amour des Trois Oranges nous est présenté par Gilbert Deflo, le maître d’œuvre de cette nouvelle mise en scène, de manière bien décevante. C’est dans une atmosphère de Commedia dell’arte aseptisée que nous est conté le destin du prince mélancolique dont la seule cure se trouve dans le rire.

De la fantasque bouffonnade promise l’on ne percevra que quelques échappées trop vite avortées vers l’univers circassien. Les personnages, traités de manière peu subtile, s’enfoncent dans  une lourdeur qui n’est pas sans conséquence sur certains aspects du livret. Le rire est gras et facile. La satire n’en est qu’appauvrie.

On prendra garde à l’avenir aux productions offertes par l’Opéra de Paris pendant les fêtes de fin d’année. Qu’elles se cachent derrière un prétexte éhonté d’ouverture au jeune public ou qu’elles visent à satisfaire un public peu exigeant, le résultat est le même : un spectacle sans saveur.

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P
Et hop!! Bonne Année 2006 à Panopticon et à toute "son équipe"! <br /> L'amour des trois oranges a été allumé dès le début de l'année!<br /> L'année 2006 va encore être trépidante!
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B
J'approuve complètement ce commentaire. Il y a dans cet opéra un esprit dadaïste, révolté (d'une révolte qui se traduit plus par le charivari musical que par l'innovation dans les formes à la manière du groupe des Six) qu'il nous est aujourd'hui assez difficile de saisir. Qu'on ne saisit certainement pas comme lorsque dans la mise en scène de l'Opéra de Paris on transforme tout cela en une ravissante, talentueuse, mais un peu insignifiante opérette. Spectacle de fin d'année? Oui. Mais un spectacle monté par des gens qui ont du goût, beaucoup de goût et un sens infini des convenances. D'où ce coté joli et fade. Qui a dit que l'on devait penser un soir de réveillon?
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